Description
Né des souvenirs d'enfance passés à bord du Ford F150 et des spectacles de karaoké ambulants de sa mère, le premier album d'Andrew Sa, American Rough, représente l'aboutissement d'une fascination de toujours pour le pouvoir de la voix humaine. Après avoir perfectionné son art sur la scène musicale indépendante de Chicago et dans l'univers théâtral et décalé du Cosmic Country Showcase, Sa a collaboré avec le producteur H.C. McEntire pour faire le lien entre la country-pop du milieu du XXesiècle et l'indie-folk contemporain. L'album est une tapisserie sonore tissée de pedal steel, de cuivres entraînants et du chant si particulier de Sa, évoquant une sirène. Il puise son inspiration chez des géants comme Patsy Cline et Roy Orbison, tout en étant profondément imprégné par la poésie d'Arthur Rimbaud et d'Ocean Vuong. Bien plus qu'un simple exercice de style, American Rough se veut une exploration cinématographique de l'intimité queer et des complexités de la masculinité. Sa subvertit avec audace les traditions hétéronormatives de la musique country, réinventant le genre à travers le prisme du désir gay pour créer un espace où des corps rudes se rencontrent dans l'obscurité et s'adoucissent. L'album invite les auditeurs dans un monde de personnages vulnérables et de beaux gosses à la fois durs et séduisants. En mettant l'accent sur la beauté et la connexion, Sa s'inscrit dans une lignée oubliée d'hommes chantant leurs sentiments, offrant une vision de la masculinité aussi douce que résiliente.