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Solos II
Le deuxième album solo d'Anton Toorell, Solos II, approfondit et intensifie le langage à six cordes introduit dans son premier album, Solos (2022). Plutôt que d'élargir son horizon, le guitariste, compositeur et producteur suédois affine son approche, se concentrant sur la relation physique et sonore entre le musicien, l'instrument et l'accordage. Il en résulte trois longs morceaux aux tonalités en cascade, à la fois maîtrisées et légères, dont les cadres conceptuels restent toujours au second plan face aux sonorités lumineusesque Toorell tire de deux guitares. Tout au long de Solos II, Toorell explore le potentiel de la guitare pour des textures argentées, parfois dissonantes, ainsi que sa propre interaction physique avec l'instrument. Sur « Volta », « Cripta » et « Scala », il joue simultanément de deux guitares : l'une frettée par la main gauche à l'aide de hammer-ons et de pull-offs, tandis que la main droite active principalement les cordes à vide d'une guitare posée sur ses genoux. Malgré la complexité inhérente à cette approche, la musique ne paraît jamais surchargée ni démonstrative. La technique reste discrète, au service de l'instinct compositionnel et de la sensibilité à l'improvisation de Toorell. L'album laisse place aux résonances inattendues et aux heureux hasards, tout en conservant des structures claires, robustes et d'un équilibre subtil. « Volta », d'une durée de dix-sept minutes, se déploie comme un continuum chatoyant, ses motifs répétés se remodelant délicatement par de subtiles inflexions, créant une sensation de mouvement constant. « Cripta » s'enroule en spirale, tournant de façon hypnotique, évoquant à la fois le minimalisme itératif de Terry Riley et les boucles de guitare hallucinatoires des débuts de Seefeel. Avec « Scala », qui clôt l'album, l'environnement d'enregistrement se révèle pleinement. Capturé dans une cave à vin du XVIe siècle du Palazzo Stabile, dans le Piémont italien, l'espace agit comme une présence directrice et un troisième instrument implicite. Toorell a accordé ses guitares en fonction de la réverbération de la cave, cherchant des configurations qui ouvriraient l'espace lui-même. Dans Solos II, quelque chose d'insaisissable et de liminal plane entre les notes, une musique à la fois architecturale et intime, une répétition structurée mais animée par l'humain.
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Le deuxième album solo d'Anton Toorell, Solos II, approfondit et intensifie le langage à six cordes introduit dans son premier album, Solos (2022). Plutôt que d'élargir son horizon, le guitariste, compositeur et producteur suédois affine son approche, se concentrant sur la relation physique et sonore entre le musicien, l'instrument et l'accordage. Il en résulte trois longs morceaux aux tonalités en cascade, à la fois maîtrisées et légères, dont les cadres conceptuels restent toujours au second plan face aux sonorités lumineusesque Toorell tire de deux guitares. Tout au long de Solos II, Toorell explore le potentiel de la guitare pour des textures argentées, parfois dissonantes, ainsi que sa propre interaction physique avec l'instrument. Sur « Volta », « Cripta » et « Scala », il joue simultanément de deux guitares : l'une frettée par la main gauche à l'aide de hammer-ons et de pull-offs, tandis que la main droite active principalement les cordes à vide d'une guitare posée sur ses genoux. Malgré la complexité inhérente à cette approche, la musique ne paraît jamais surchargée ni démonstrative. La technique reste discrète, au service de l'instinct compositionnel et de la sensibilité à l'improvisation de Toorell. L'album laisse place aux résonances inattendues et aux heureux hasards, tout en conservant des structures claires, robustes et d'un équilibre subtil. « Volta », d'une durée de dix-sept minutes, se déploie comme un continuum chatoyant, ses motifs répétés se remodelant délicatement par de subtiles inflexions, créant une sensation de mouvement constant. « Cripta » s'enroule en spirale, tournant de façon hypnotique, évoquant à la fois le minimalisme itératif de Terry Riley et les boucles de guitare hallucinatoires des débuts de Seefeel. Avec « Scala », qui clôt l'album, l'environnement d'enregistrement se révèle pleinement. Capturé dans une cave à vin du XVIe siècle du Palazzo Stabile, dans le Piémont italien, l'espace agit comme une présence directrice et un troisième instrument implicite. Toorell a accordé ses guitares en fonction de la réverbération de la cave, cherchant des configurations qui ouvriraient l'espace lui-même. Dans Solos II, quelque chose d'insaisissable et de liminal plane entre les notes, une musique à la fois architecturale et intime, une répétition structurée mais animée par l'humain.
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Le deuxième album solo d'Anton Toorell, Solos II, approfondit et intensifie le langage à six cordes introduit dans son premier album, Solos (2022). Plutôt que d'élargir son horizon, le guitariste, compositeur et producteur suédois affine son approche, se concentrant sur la relation physique et sonore entre le musicien, l'instrument et l'accordage. Il en résulte trois longs morceaux aux tonalités en cascade, à la fois maîtrisées et légères, dont les cadres conceptuels restent toujours au second plan face aux sonorités lumineusesque Toorell tire de deux guitares. Tout au long de Solos II, Toorell explore le potentiel de la guitare pour des textures argentées, parfois dissonantes, ainsi que sa propre interaction physique avec l'instrument. Sur « Volta », « Cripta » et « Scala », il joue simultanément de deux guitares : l'une frettée par la main gauche à l'aide de hammer-ons et de pull-offs, tandis que la main droite active principalement les cordes à vide d'une guitare posée sur ses genoux. Malgré la complexité inhérente à cette approche, la musique ne paraît jamais surchargée ni démonstrative. La technique reste discrète, au service de l'instinct compositionnel et de la sensibilité à l'improvisation de Toorell. L'album laisse place aux résonances inattendues et aux heureux hasards, tout en conservant des structures claires, robustes et d'un équilibre subtil. « Volta », d'une durée de dix-sept minutes, se déploie comme un continuum chatoyant, ses motifs répétés se remodelant délicatement par de subtiles inflexions, créant une sensation de mouvement constant. « Cripta » s'enroule en spirale, tournant de façon hypnotique, évoquant à la fois le minimalisme itératif de Terry Riley et les boucles de guitare hallucinatoires des débuts de Seefeel. Avec « Scala », qui clôt l'album, l'environnement d'enregistrement se révèle pleinement. Capturé dans une cave à vin du XVIe siècle du Palazzo Stabile, dans le Piémont italien, l'espace agit comme une présence directrice et un troisième instrument implicite. Toorell a accordé ses guitares en fonction de la réverbération de la cave, cherchant des configurations qui ouvriraient l'espace lui-même. Dans Solos II, quelque chose d'insaisissable et de liminal plane entre les notes, une musique à la fois architecturale et intime, une répétition structurée mais animée par l'humain.











