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L'Inter Communal

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L'Inter Communal

L'Inter Communal

L'Intercommunal Free Dance Music Orchestra a été créé en 1971 par François Tusques, une figure emblématique du free jazz français. Free Jazz était également le nom de l'enregistrement réalisé par le pianiste et d'autres musiciens français partageant les mêmes idées (Michel Portal, François Jeanneau, Bernard Vitet, Beb Guérin et Charles Saudrais) en 1965. Mais, six ans plus tard, Tusques en avait assez du free jazz.Après s'être demandé, avec Barney Wilen (Le Nouveau Jazz) ou même en solo (Piano Dazibao etDazibao N°2), si le free jazz n'était pas une impasse, Tusques fonda l'Inter Communal, une association qui permettrait aux différentes communautés du pays de se réunir et de composer, tout simplement. Si, à ses débuts, la structure était composée de musiciens professionnels issus de la scène jazz, elle s'orienta rapidement vers la recherche de talents au sein du monde foisonnant de la MPF (Musique Populaire Française).Composé d'extraits de concerts donnés entre 1976 et 1978, L'Inter Communal n'est pas le premier album de l'Intercommunal Free Dance Music Orchestra. Mais c'est celui qui illustre avec le plus d'exubérance la « fonction sociale » qui imprégnait alors le free jazz et la musique populaire. D'autant plus que, pour mener à bien ce projet, le groupe (composé des instrumentistes à vent Michel Marre, Jo Maka, Adolf Winkler et Jean Méreu) a fait appel au chanteur espagnol Carlos Andreu. Andreu, affirmait Tusques, était un griot « qui a créé un nouveau genre de chanson populaire improvisée sur notre musique, inspirée par l'actualité ».L'Intercommunal lance les festivités : sur « Blues pour Miguel Enriquez », c'est Thelonious Monk qui est invoqué en hommage à l'une des figures emblématiques de la révolution chilienne, victime de Pinochet. Si les circonstances sont graves, la musique, elle, ne l'est pas. Les musiciens allument un feu de joie pour réunir sur une même fréquence la France et l'Espagne, les Amériques et l'Afrique : « L'heure est à la lutte », est le nouveau morceau proposé par l'Intercommunal Free Dance Orchestra... Comme si l'on avait besoin d'une preuve que leur musique est toujours d'une actualité brûlante !
$8,224,046.05

Original : $23,497,274.44

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L'Intercommunal Free Dance Music Orchestra a été créé en 1971 par François Tusques, une figure emblématique du free jazz français. Free Jazz était également le nom de l'enregistrement réalisé par le pianiste et d'autres musiciens français partageant les mêmes idées (Michel Portal, François Jeanneau, Bernard Vitet, Beb Guérin et Charles Saudrais) en 1965. Mais, six ans plus tard, Tusques en avait assez du free jazz.Après s'être demandé, avec Barney Wilen (Le Nouveau Jazz) ou même en solo (Piano Dazibao etDazibao N°2), si le free jazz n'était pas une impasse, Tusques fonda l'Inter Communal, une association qui permettrait aux différentes communautés du pays de se réunir et de composer, tout simplement. Si, à ses débuts, la structure était composée de musiciens professionnels issus de la scène jazz, elle s'orienta rapidement vers la recherche de talents au sein du monde foisonnant de la MPF (Musique Populaire Française).Composé d'extraits de concerts donnés entre 1976 et 1978, L'Inter Communal n'est pas le premier album de l'Intercommunal Free Dance Music Orchestra. Mais c'est celui qui illustre avec le plus d'exubérance la « fonction sociale » qui imprégnait alors le free jazz et la musique populaire. D'autant plus que, pour mener à bien ce projet, le groupe (composé des instrumentistes à vent Michel Marre, Jo Maka, Adolf Winkler et Jean Méreu) a fait appel au chanteur espagnol Carlos Andreu. Andreu, affirmait Tusques, était un griot « qui a créé un nouveau genre de chanson populaire improvisée sur notre musique, inspirée par l'actualité ».L'Intercommunal lance les festivités : sur « Blues pour Miguel Enriquez », c'est Thelonious Monk qui est invoqué en hommage à l'une des figures emblématiques de la révolution chilienne, victime de Pinochet. Si les circonstances sont graves, la musique, elle, ne l'est pas. Les musiciens allument un feu de joie pour réunir sur une même fréquence la France et l'Espagne, les Amériques et l'Afrique : « L'heure est à la lutte », est le nouveau morceau proposé par l'Intercommunal Free Dance Orchestra... Comme si l'on avait besoin d'une preuve que leur musique est toujours d'une actualité brûlante !