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One Believer
Premier album de John Campbell, le regretté bluesman, chez Elektra, One Believer se démarquait nettement des tendances des grandes maisons de disques et de la pop de l'époque. Hormis Living with the Law de Chris Whitley, c'était le seul album de blues roots sorti sur un label majeur en 1991. Un disque profondément atmosphérique, riche en subtiles nappes d'orgue et en textures de guitare chaleureuses, qui mettent davantage l'accent sur la dimension onirique et mystérieuse du blues que sur lerythme percutant et énergique qui caractérisait Campbell sur scène et qu'on retrouve sur son album suivant, Howlin' Mercy. Des titres comme « Angel of Sorrow », « World of Trouble » et « Wild Streak » offrent des ambiances chatoyantes d'où le blues semble émerger comme une brume. Campbell vivait et travaillait à New York, et sa musique était sans aucun doute influencée par cette atmosphère nocturne. Ce sont de magnifiques chansons, empreintes de retenue et d'une certaine intensité, qui savent se montrer mordantes au moment opportun. Sur « Couldn't Do Nothin' », « Devil In My Closet » et « Person to Person », la magie des bars de bord de route opère. Les deux derniers titres de l'album, « Take Me Down » et le morceau éponyme, sont menaçants par leur conviction et d'une exécution étrangement sombre.
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Premier album de John Campbell, le regretté bluesman, chez Elektra, One Believer se démarquait nettement des tendances des grandes maisons de disques et de la pop de l'époque. Hormis Living with the Law de Chris Whitley, c'était le seul album de blues roots sorti sur un label majeur en 1991. Un disque profondément atmosphérique, riche en subtiles nappes d'orgue et en textures de guitare chaleureuses, qui mettent davantage l'accent sur la dimension onirique et mystérieuse du blues que sur lerythme percutant et énergique qui caractérisait Campbell sur scène et qu'on retrouve sur son album suivant, Howlin' Mercy. Des titres comme « Angel of Sorrow », « World of Trouble » et « Wild Streak » offrent des ambiances chatoyantes d'où le blues semble émerger comme une brume. Campbell vivait et travaillait à New York, et sa musique était sans aucun doute influencée par cette atmosphère nocturne. Ce sont de magnifiques chansons, empreintes de retenue et d'une certaine intensité, qui savent se montrer mordantes au moment opportun. Sur « Couldn't Do Nothin' », « Devil In My Closet » et « Person to Person », la magie des bars de bord de route opère. Les deux derniers titres de l'album, « Take Me Down » et le morceau éponyme, sont menaçants par leur conviction et d'une exécution étrangement sombre.
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Premier album de John Campbell, le regretté bluesman, chez Elektra, One Believer se démarquait nettement des tendances des grandes maisons de disques et de la pop de l'époque. Hormis Living with the Law de Chris Whitley, c'était le seul album de blues roots sorti sur un label majeur en 1991. Un disque profondément atmosphérique, riche en subtiles nappes d'orgue et en textures de guitare chaleureuses, qui mettent davantage l'accent sur la dimension onirique et mystérieuse du blues que sur lerythme percutant et énergique qui caractérisait Campbell sur scène et qu'on retrouve sur son album suivant, Howlin' Mercy. Des titres comme « Angel of Sorrow », « World of Trouble » et « Wild Streak » offrent des ambiances chatoyantes d'où le blues semble émerger comme une brume. Campbell vivait et travaillait à New York, et sa musique était sans aucun doute influencée par cette atmosphère nocturne. Ce sont de magnifiques chansons, empreintes de retenue et d'une certaine intensité, qui savent se montrer mordantes au moment opportun. Sur « Couldn't Do Nothin' », « Devil In My Closet » et « Person to Person », la magie des bars de bord de route opère. Les deux derniers titres de l'album, « Take Me Down » et le morceau éponyme, sont menaçants par leur conviction et d'une exécution étrangement sombre.












