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Le groupe torontois Mad Iris sillonne le Canada depuis 2023, mêlant noise rock, punk, shoegaze et grunge dans un son qui rend hommage à des groupes précurseurs comme Sonic Youth, Swirlies et les débuts de Jesus & Mary Chain. Leur premier album éponyme, sorti le 29 mai 2026, explore le désir, l'obsession, la jalousie et la mesquinerie, dans une ambiance insolite : banquettes arrière de voitures, bus de nuit, stations-service, chewing-gums collés aux bureaux et boissons renversées sur les solscollants. Tout au long de l'album, les pulsions obsessionnelles se transforment en crises émotionnelles, les morceaux oscillant entre retenue et explosion.Un morceau de Mad Iris frôle le chaos, passant d'un larsen granuleux à une brume maîtrisée et chaotique, utilisant des sons distordus comme enregistrés directement sur cassette, le tout dans un contexte de production puissante et étincelante. Leur musique est accompagnée de murs de visuels bruitistes : des vidéos évoquant une vieille cassette VHS, des affiches de concerts façon album de scrapbooking et des photos prises dans des ruelles. « Nos visuels font partie intégrante du style du groupe », explique la bassiste Ela Hintasu, qui partage le chant avec la guitariste Kaiya Rosie, souvent sur le même morceau. Avec un son, un style et une présence pleinement assumés, Mad Iris transcende le simple statut de groupe pour devenir une véritable idée.Le titre d'ouverture, « Daisy Don't Take My Baby », pose des voix oniriques sur une ligne de guitare cristalline, jouée par Rosie et Patrick Muldoon, avant de basculer dans une distorsion rauque et des cris sauvages. L'album oscille entre douceur et amertume, désir et jalousie, tendresse et chaos. « Poor Baby » baigne dans l'apitoiement et le reproche, passant d'une voix éraillée à deux voix sur des sonorités analogiques chaleureuses à un paroxysme fiévreux, sous l'impulsion du batteur Josh Pryce. « Goldfish » explose de riffs de guitare entraînants et d'une énergie tonitruante, tandis qu'une voix à la fois douce et insolente tranche avec un indie rock enjoué. Ce morceau se débarrasse de l'intensité et de l'âpreté des autres titres, inscrivant un désir confus dans un contexte lumineux et chaotique, avec une voix oscillant entre aigus et douceur, et des guitares s'entremêlant sans cesse à des riffs cristallins.Sur disque, Mad Iris est brut, sans fioritures et d'une coolitude intimiste. En dehors de la scène, le groupe est ancré dans la réalité et conscient de lui-même. Comme le dit Pryce : « On est juste quatre amis qui passent du temps ensemble et font de la musique. Il y a beaucoup d'affection et de complicité. » Cette alchimie est le moteur de leur premier album énergique.
$8,227,903.22

Original : $23,508,294.92

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Le groupe torontois Mad Iris sillonne le Canada depuis 2023, mêlant noise rock, punk, shoegaze et grunge dans un son qui rend hommage à des groupes précurseurs comme Sonic Youth, Swirlies et les débuts de Jesus & Mary Chain. Leur premier album éponyme, sorti le 29 mai 2026, explore le désir, l'obsession, la jalousie et la mesquinerie, dans une ambiance insolite : banquettes arrière de voitures, bus de nuit, stations-service, chewing-gums collés aux bureaux et boissons renversées sur les solscollants. Tout au long de l'album, les pulsions obsessionnelles se transforment en crises émotionnelles, les morceaux oscillant entre retenue et explosion.Un morceau de Mad Iris frôle le chaos, passant d'un larsen granuleux à une brume maîtrisée et chaotique, utilisant des sons distordus comme enregistrés directement sur cassette, le tout dans un contexte de production puissante et étincelante. Leur musique est accompagnée de murs de visuels bruitistes : des vidéos évoquant une vieille cassette VHS, des affiches de concerts façon album de scrapbooking et des photos prises dans des ruelles. « Nos visuels font partie intégrante du style du groupe », explique la bassiste Ela Hintasu, qui partage le chant avec la guitariste Kaiya Rosie, souvent sur le même morceau. Avec un son, un style et une présence pleinement assumés, Mad Iris transcende le simple statut de groupe pour devenir une véritable idée.Le titre d'ouverture, « Daisy Don't Take My Baby », pose des voix oniriques sur une ligne de guitare cristalline, jouée par Rosie et Patrick Muldoon, avant de basculer dans une distorsion rauque et des cris sauvages. L'album oscille entre douceur et amertume, désir et jalousie, tendresse et chaos. « Poor Baby » baigne dans l'apitoiement et le reproche, passant d'une voix éraillée à deux voix sur des sonorités analogiques chaleureuses à un paroxysme fiévreux, sous l'impulsion du batteur Josh Pryce. « Goldfish » explose de riffs de guitare entraînants et d'une énergie tonitruante, tandis qu'une voix à la fois douce et insolente tranche avec un indie rock enjoué. Ce morceau se débarrasse de l'intensité et de l'âpreté des autres titres, inscrivant un désir confus dans un contexte lumineux et chaotique, avec une voix oscillant entre aigus et douceur, et des guitares s'entremêlant sans cesse à des riffs cristallins.Sur disque, Mad Iris est brut, sans fioritures et d'une coolitude intimiste. En dehors de la scène, le groupe est ancré dans la réalité et conscient de lui-même. Comme le dit Pryce : « On est juste quatre amis qui passent du temps ensemble et font de la musique. Il y a beaucoup d'affection et de complicité. » Cette alchimie est le moteur de leur premier album énergique.